Adoucisseur CO2 – Combattre le calcaire en respectant l’environnement.

Le calcaire: un problème esthétique et technique pour les installations sanitaires.

En tant qu’installateur, je suis souvent confronté aux problèmes liés au calcaire:

  • Chauffe-eaux qui s’entartrent (et donc baisse de performance)
  • Echangeurs à plaques qui se bouchent prématurément
  • Joints qui ne sont plus étanches
  • Robinetterie à changer prématurément

Face à ces problèmes, il était important pour moi d’avoir une solution à proposer, ce qui m’a poussé à réaliser un premier tour de marché en 2018.

 

 

Les adoucisseurs au sel, un allié que je n’apprécie pas.

Le système le plus utilisé et qui a largement fait ses preuves, c’est l’adoucisseur au sel.

D’ailleurs, c’est le seul système qui retire réellement les ions responsables du calcaire (Calcium et Magnésium), pour les remplacer par du Sodium.

Cependant, plusieurs points ne me rendent pas à l’aise à l’idée d’installer ce système chez des clients.

  • Surconsommation d’eau:

Pour nettoyer sa résine, l’adoucisseur au sel doit se régénérer; rincer son filtre et refaire le plein de Sodium (d’où l’ajout de sacs de sel).

Cette opération représente une surconsommation d’eau, qui varie entre 5 et 10% selon les modèles.

Cette eau est jetée aux égouts.

  • Potabilité questionnée

Une fois l’eau traitée, elle ne contient plus les molécules de Calcium ni de Magnésium, cependant elle est chargée en sodium à la place, ce qui est souvent déconseillé pour les personnes souffrant d’hypertension, d’insuffisance rénale ou suivant un régime pauvre en sel.

L’OMS conseille d’ailleurs de placer un bypass afin de conserver de l’eau non adoucie à la consommation.

  • Entretien obligatoire

L’entretien d’un adoucisseur sel est indispensable, en cas de manquement, les bactéries peuvent proliférer et l’adoucisseur peut se dérégler.

  • Impact environnemental

Les adoucisseurs au sel rejettent, lors de leur régénération, des eaux chargées en sodium et en chlorures directement dans les eaux usées.
Ces sels dissous ne sont pas éliminés par les stations d’épuration, qui ne sont pas conçues pour traiter ce type de pollution. À l’échelle d’un territoire, ces rejets peuvent contribuer à une augmentation progressive de la charge en chlorures dans l’environnement.

Modifier le comportement du calcaire à l’aide du Zinc.

Il existe une autre approche qui consiste non pas à retirer le calcaire de l’eau, mais à agir sur son comportement afin de limiter son incrustation dans les installations.

Le système Aquabion fonctionne selon ce principe. Il contient une cartouche de zinc qui, au passage de l’eau, libère des ions de zinc par une réaction électrochimique. L’objectif est de réduire l’adhérence du calcaire sur les surfaces, sans modifier la dureté de l’eau.

Cette solution m’a séduit dans un premier temps par sa simplicité et l’absence de sel ou de régénération.

Sur le terrain, toutefois, les résultats observés se sont révélés variables selon les installations, la dureté de l’eau, les débits et la configuration du réseau.
Cette variabilité complique son adoption comme solution systématique, en effet je souhaite être certain des produits que j’installe.

L’adoucisseur au CO2, modifier l’équilibre, pas l’eau.

Le traitement du calcaire au CO₂ repose sur une approche différente. Il ne s’agit ni de retirer le calcium et le magnésium de l’eau, ni d’agir uniquement sur leur comportement de manière aléatoire, mais de modifier l’équilibre carbonique de l’eau de façon contrôlée.

Concrètement, une petite quantité de CO₂ est injectée dans l’eau. Ce CO₂ dissous transforme le carbonate de calcium responsable du tartre en bicarbonate de calcium, une forme soluble et non incrustante. Le calcium reste présent dans l’eau, mais il ne précipite plus sous forme de dépôts durs sur les surfaces et dans les installations.

Cette approche présente pour moi plusieurs avantages majeurs :

  • elle n’altère pas la composition minérale de l’eau

  • elle n’ajoute ni sodium ni produits chimiques

  • elle ne nécessite ni régénération, ni rejet d’eau

  • son fonctionnement est prévisible, mesurable et reproductible